Connecter individuellement chaque automate d’un atelier (FANUC, SIEMENS, ABB...) est souvent impossible ou trop coûteux. Mesurer la consommation électrique et en déduire l’état de fonctionnement contourne l’obstacle : aucune modification de la machine, et pourtant une vision temps réel de l’atelier.
Le verrou du parc hétérogène
Dans un atelier réel, les machines viennent de constructeurs et de générations différents, avec des automates et des protocoles incompatibles. Se connecter à chacun individuellement suppose autant d’intégrations spécifiques, des automates parfois fermés, et un coût qui explose. C’est précisément le mur qu’a rencontré Boutyplast, spécialiste de l’usinage plastique, en voulant mesurer les temps d’attente de son parc pour augmenter sa capacité à ressources constantes.
Lire la signature électrique plutôt que l’automate
Plutôt que de dialoguer avec chaque automate, le boîtier POWER CONNECT® mesure en continu la consommation électrique de l’équipement. À partir des pics et des paliers de puissance, on déduit l’état de fonctionnement : à l’arrêt, en attente, en travail. Cette approche est non intrusive par construction : on ne touche ni au programme, ni au câblage de commande de la machine. Elle s’applique de la même façon à un parc totalement hétérogène, là où une connexion automate par automate échouerait.
De l’état machine au pilotage de l’atelier
Connaître l’état réel de chaque machine ouvre le calcul du taux de charge, des temps de cycle et des temps d’attente, c’est-à-dire les indicateurs du lean manufacturing. Chez Boutyplast, la même plateforme a aussi dématérialisé l’ordonnancement en mode KANBAN : les opérateurs voient les priorités par machine, et un badgeage par code-barres fait avancer les fiches suiveuses en temps réel, en synchronisation bidirectionnelle avec l’ERP. La supervision énergétique devient ainsi l’interface entre le système d’information et les flux physiques de l’atelier.
Questions fréquentes
Peut-on suivre une machine sans la connecter à son automate ?
Oui. En mesurant la consommation électrique de l’équipement et en analysant sa signature de puissance, on déduit son état de fonctionnement (arrêt, attente, travail) sans aucune connexion à l’automate ni modification de la machine. C’est souvent la seule approche réaliste sur un parc hétérogène mélangeant plusieurs marques et générations.
Qu’est-ce qu’une mesure non intrusive apporte de plus ?
Elle se déploie vite, sans risque pour le programme de la machine, et fonctionne de façon identique quel que soit le constructeur. On obtient des indicateurs de performance (taux de charge, temps d’attente) immédiatement exploitables pour une démarche d’amélioration continue, sans projet d’intégration lourd pour chaque équipement.




